Les chauffeurs routiers reprennent leur grève

Les syndicats de transporteurs routiers veulent pousser les organisations patronales à reprendre la négociation sur les salaires, mais pas au point de paralyser le pays.

Les routiers en grève

Objectif : Obtenir 4 à 5% de hausse de salaire.

Historique

Le conflit autour des salaires a débuté le 18 décembre. Des militants CFDT avaient bloqué pendant quelques heures les poids lourds au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, à l'ouest de Paris.

En janvier, la bataille s'est intensifiée autour de négociations à rebondissements, tenues sous la pression des syndicats qui avaient organisé de nombreux blocages...

Dans la semaine du 16 mars, l'organisation patronale des PME (OTRE) s'est dite «ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables». Les autres fédérations patronales, FNTR, TLF et Unostra, ne se sont pas jointes à cette main tendue. 

Les syndicats avaient auparavant revu leurs prétentions à la baisse, renonçant au plafond minimum de 10 euros bruts de l'heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros). "On a fait le job en faisant de nouvelles propositions, un peu à la baisse, pour essayer de trouver un cheminement de déblocage", reconnaît Thierry Douine (CFTC). "Maintenant on attend, les heures passent", ajoute-t-il, déterminé à se lancer dans le mouvement même si celui-ci ne conduira pas à «une France bloquée».

Des grilles de salaires bloquées depuis 2012

Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l'exception d'un seul, sous le salaire minimum. Dans leurs dernières propositions, la FNTR, TLF et Unostra se disaient prêtes à accorder une revalorisation portant les plus bas coefficients à 9,62 euros, soit un centime de plus que le Smic, et le plus haut à 9,89 euros. Les syndicats, qui jugent ces propositions «insuffisantes», pourraient négocier un accord avec la seule OTRE, qui s'est montrée «mieux disante» selon eux lors des précédentes séances de négociations.

La concurrence des chauffeurs de l'Est

Les chauffeurs routiers évoquent aussi des conditions de travail difficiles et la concurrence de chauffeurs d'Europe de l'Est.

Les syndicats entendent poursuivre leurs actions tant que les négociations n'auront pas repris.

Sources : www.leparisien.fr et www.francetvinfo.fr


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